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Musique 2.0 et bibliothèques: paysage et perspectives

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama présenté lors de la journée d’étude organisée par le groupe ABF PACA, Musique numérique en bibliothèque: innover pour résister. Vous pourrez consulter bientôt sur cette page l’ensemble des interventions de cette journée.

Mon diaporama reprend et actualise mes présentations précédentes sur le sujet.

N’hésitez pas à réagir et compléter.

Un micro-blog pour la BDP

 - by Xavier Galaup

Il n’y a pas que pour les stagiaires que les formations puissent être profitables… Ainsi à la suite d’échanges lors la formation Les Bibliothèques ont-elles besoin du web 2.0 (organisé par l’Enssib) pour lequel j’ai fait une intervention, -et même si certains stagiaires ont le blues- je me suis dit qu’il serait utile de créer un micro-blog sur Twitter pour la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin: mediatheque68.

Il s’agit d’une part de disséminer la bibliothèque sur une plate-forme de web 2.0 afin d’y favoriser à moyen et/ou long terme des interactions avec les internautes et d’autre part de disposer d’un système de brèves très souple. L’objectif est pour l’instant d’informer de manière très succincte et régulière sur nos différentes activités: les tournées de prêt direct, les formations, les animations (y compris des annonces en amont afin d’attiser la curiosité) et autres à déterminer. Ces brèves seront bientôt intégrées dans le menu gauche de notre site…

Des expériences similaires? Des suggestions?

Revoir le fonctionnement du prêt en bibliothèque publique

 - by Xavier Galaup

En préparant une intervention sur l’évolution des bibliothèques face au numérique, je lisais une excellente enquête faite à Genève sur les non-usagers, les interrogeant sur l’image qu’ils se font de nos établissements, des bibliothécaires, sur l’accueil, sur les obstacles à la fréquentation et leurs attentes.

Cette enquête n’apporte rien absolument révolutionnaire mais elle confirme une nouvelle fois les freins que constituent les contraintes liées aux horaires d’ouverture et aux conditions de prêt.

Si des expériences sont tentés pour favoriser les prêts comme le Pass’partout à Haguenau (prêt de 4 semaines sans limitation de documents sauf 1 partition maximum), le schéma d’un quota par type de support (comptabilité parfois complexe et pas toujours justifié: pourquoi limiter le nombre de cd alors que les bacs débordent?) et pour une durée de 3 à 4 semaines reste majoritairement appliqué. Et si les usagers sont en retard et ont oublié de faire prolonger leurs prêts, les amandes sont parfois salées quand il s’agit d’une famille…

Rapprochons maintenant ce carcan de la disponibilité permanente des ressources web et de son offre supposée infinie auquel vient s’ajouter le développement de service de prêt numérique, est-ce qu’il n’est pas temps de revoir complètement notre conception du prêt?

Je pense pour ma part qu’il devient indispensable de penser autrement ce service notamment pour le fluidifier davantage. Quelques suggestions en vrac:

  • généraliser les boites de retour
  • repenser les durées de prêt par rapport à son contexte. Les rythmes et la manière de vie des français ont changé, les durées et conditions de prêt en bibliothèque très peu. Il serait bien sûr utile de revoir en même temps nos jours et heures d’ouverture. C’est un autre débat.
  • supprimer le nombre limite de livres empruntables et dès que la collection le permet pour les autres supports. Nous le pratiquons le prêt illimité tout support dans les bibliobus du Haut-Rhin et la très grande majorité des gens s’autolimitent en fonction de ce qu’ils savent pouvoir lire d’un passage à l’autre.
  • faciliter le prolongement du prêt par tous les moyens de communication (site web, téléphone mail,…) et accepter plusieurs prolongations avec comme contre-partie de demander le retour de l’un ou l’autre document s’il fait à un moment donné l’objet d’une réservation.
  • envoyer les documents au domicile par la poste

D’autres idées pour éviter que le prêt devienne une pratique ringarde?

Je sais que l’une des grandes angoisses du bibliothécaire est d’avoir des rayonnages vides… Il me semble quand même que l’objectif est d’abord de faire circuler les documents.

L’un des autres point mis en exergue par l’enquête genevoise, c’est la mauvaise image des bibliothèques auprès des ces non-usagers. J’y reviendrais.

Il n’y a pas assez de musique en bibliothèque

 - by Xavier Galaup

Je reprends doucement le fil de ce blog pour vous signaler que la revue de l’ABF, Bibliothèque(s), a bien voulu publier dans son dernier numéro (36, décembre 2007) un article écrit par mes soins sur la question de la place de la musique en bibliothèques. Il sera mis en ligne dans son intégralité début février sur le site de l’ACIM.

Contrairement au pessimisme ambiant, je défends l’idée que les bibliothèques constituent le dernier accès à une vraie diversité musicale pour peu qu’on se donne la peine de continuer à maintenir et constituer des fonds tout en développant les activités telles que l’animation, la formation, l’information sur la vie musicale locale et pourquoi pas en devenant un espace de pratiques musicales amateurs. Ces évolutions sont possibles car les bibliothécaires musicaux sont peut-être les derniers généralistes de la médiation musicale face aux grandes surfaces spécialisées, aux disquaires spécialisés et aux communautés musicales virtuelles.

Je crois bien sûr qu’il faut expérimenter des services en lien avec la dématérialisation de la musique mais il me semble prématuré de tout miser là-dessus pour des équipements nouveaux. En outre il me paraît dangereux en terme de défense de la diversité culturelle que de vouloir abandonner la musique en bibliothèque sous prétexte qu’internet l’a tué.

J’attends vos réactions et vos compléments à cet article.

Bibliolab: un espace d’expérimentation pour bibliothécaire et bibliothèque

 - by Xavier Galaup

L’arrivée de Libélabo (partie audio vidéo foutraque et expérimentale de Libération.fr) et les formations ou les présentations sur le thème du web 2.0 m’amènent à faire cette proposition un peu utopiste: créer un Bibliolab, un espace d’expérimentation pour les bibliothèques ou les bibliothécaires.

Le Bibliolab contiendrait par défaut les éléments suivant:

  • une plate-forme pour tenir son blog (type WordPress Mu)
  • un agrégateur de flux (basé sur POSH bien sûr)
  • une ferme à wiki (pas d’idée précise sur des logiciels libres permettant d’installer sur son serveur une ferme à wiki… suggestion bienvenue… B&C?)
  • un espace personnel pour installer et tester tout type de logiciel libre, notamment des SIGB libre, pour stocker les images ou les podcasts liés à un blog ou à un wiki
  • un forum pour s’entraider et échanger
  • … autres idées à suggérer?

Plutôt que d’avoir à se reporter sur des plates-formes existantes, dont certaines se financent via la publicité, cela permettrait d’avoir un espace bien identifié par les bibliothécaires qui souhaiteraient tester et/ou utiliser ses outils avant de les mettre en oeuvre.

Je laisse le soin aux spécialistes de déterminer les besoins techniques (probablement un serveur dédié…). Il reste à trouver comment l’héberger: un serveur réformé par une bibliothèque? un hébergeur public (Enssib? SUDOC? Service Informatique d’une BU ou d’une bibliothèque publique?) un hébergeur privé (qui finance la prestation? Associations professionnelles? un mécène?)  Il faut aussi trouver une poignée de bibliothécaires fous, prêt à aider les collègues, pour se lancer dans l’aventure.

Qu’en pensez-vous? Prêt à donner un coup de main? Prêt à mettre à disposition un serveur?

Qu’est-ce que les bibliothèques peuvent apporter au web (2.0)?

 - by Xavier Galaup

A la demande de l’Enssib, j’ai présenté à la promotion J-P. Vernant un diaporama sur le web 2.0 et les bibliothèques:

Souhaitant renouveler ma présentation sur cette problématique et suite à la réflexion d’une collègue lors d’une formation en interne (« Il va falloir mettre de l’ordre dans tout cela »), je me suis dis qu’il fallait peut-être inverser la question et se demander: qu’est-ce que les bibliothèques peuvent apporter au web 2.0?

Voici les pistes que j’avais en réserve sur mon diaporama:

  • Des données bibliographiques libres et ouvertes à la réutilisation à condition que nos logiciels de bibliothèques changent radicalement d’approche (en permettant notamment les liens permanents avec des notices)‏
  • Etre un label de confiance: sélectionner et valider des sources, des informations ou des documents.
  • Créer des informations validées et mises à jour sur des blogs ou participer à des wikis.
  • Faire du lien social autour des pratiques culturelles virtuelles
  • Etre un lieu de mémoire intermédiaire en préservant pour un temps des informations ou des documents engloutis par le flux du web.
  • Proposer des formations et tutoriels pour utiliser les outils du web, faire une recherche d’information, vérifier une information, apprendre une langue via internet,…
  • Enrichir l’information existante en commentant des blogs ou complétant des wikis
  • …et participer à la création d’une information validée: écrire/compléter des articles dans Wikipedia et participer à des services de Questions/Réponses en dehors de ceux créés par nous.

La question reste ouverte à vos contradictions et vos compléments.

Ecoute musicale à partir d’un catalogue en ligne de bibliothèque

 - by Xavier Galaup

La Médiathèque de St Herblain propose depuis quelques mois un catalogue 2.0 avec des couvertures ou jaquettes de documents, la possibilité de commenter des notices et la suggestion d’emprunt (ceux qui ont emprunté ce document ont aussi emprunté…).

Je découvre aujourd’hui grâce à PK que les auditeurs peuvent écouter depuis chez eux des extraits musicaux. C’est intégré dans l’OPAC. Allez dans la rubrique catalogue puis cherchez votre chanteur préféré ou un groupe connu, puis écoutez (à condition d’avoir Realplayer) [bientôt une copie d'écran]

Sauf erreur de ma part, il s’agit d’une première en France (merci de contredire dans les commentaires s’il y a eu déjà des initiatives dans le domaine). Je serais curieux de connaître les tenants et aboutissants techniques et surtout légaux. Est-ce qu’il y a eu une négociation avec la SACEM ainsi qu’avec les producteurs?

Quel avenir pour le patrimoine musical en bibliothèque?

 - by Xavier Galaup

Pour ne pas que cette question cruciale du patrimoine musical à l’heure de la numérisation reste dans les limbes du commentaire d’un précédent billet, je reprends ci-dessous pour le prolonger le texte de Gilles Pierret (mise en gras par mes soins):

« Je voudrais juste ici répondre sur un point qui a été abordé dans une des réponses ci-dessus, à savoir la question de la numérisation et de la valorisation des fonds de vinyles encore en possesion des bibliothèques.


A mon avis, la numérisation apparaît comme une chance à saisir pour enfin prendre conscience de l’importance de ce patrimoine largement délaissé jusqu’ici, sauf par quelques très rares institutions. Il me paraît évident que la valorisation de ces documents, souvent devenus introuvables, prend un relief tout particulier à l’heure de la disparition programmée des supports et de la “virtualisation” de la musique. Mais la mise en oeuvre de ces principes est beaucoup plus difficile qu’on ne le pense. cela suppose:


1.de s’atteler à la réalisation d’un inventaire des fonds existants -tâche particulièrement difficile dans la mesure où il s’agit d’un terrain vierge entièrement à défricher, -la notion même de conservation des documents sonores n’étant pas une donnée vraiment intégrée chez les professionnels;


2. de mettre en place un plan -régional pour commencer- de lieux de conservation partagée, pilotée par une bibliothèque volontaire officiellement missionnée pour le faire et disposant d’un minimum de moyens (sur le modèle de ce qui se fait, par exemple pour la littérature jeunesse en Idf sous la houlette de houlette de l’Heure joyeuse et de la JPL).


3.de créer des bases régionales consultables en ligne,répertoriant les fonds et documents numérisés, ce qui implique une réflexion sur les objectifs poursuivis(quels documents numériser, pour quels usages ?)et la définition de principes communs, bibliothéconomiques (quelles métadonnées associées) et techniques (quel niveau de qualité, quels formats de lecture ?).

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Les bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama de ma présentation faite à l’occasion des jeudi du livre de Médiat Rhône-Alpes le 27 septembre 2007.

Il s’agissait des pistes de réflexions pour imaginer la place des bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne: fin de la prépondérance des collections face aux flux d’informations et de publications, les bibliothécaires devront s’affranchir du traitement des collections pour s’occuper davantage des usagers, essor de la médiation physique ou virtuelle car l’abonnement à des ressources en ligne ne suffit pas, offrir du téléchargement ne sera qu’un service supplémentaire (cf. Bibliobsession),…

Cet exposé synthétise différentes présentations.

(Mise à jour: le lecteur embarqué de Slideo fait des siennes, cliquez ici pour bien voir le diaporama)(Mise à jour du 4/10/07: Slideshare digère mal les gros diaporamas donc je l’inclue en deux parties ci-dessous. Vous pouvez aussi les télécharger sur Slideshare. Je supprime la version de Slideo que vous pouvez toujours visionner ici)

N’hésitez pas à commenter ou réagir.

PS: Pour ceux qui ont assisté à la présentation la version sur slideshare est inutilisable malgré plusieurs téléchargements… C’est pourquoi j’utilise Slideo.

Génération et écoute de musique enregistrée

 - by Xavier Galaup

Jean-Michel Salün présente sur son blog les éléments principaux d’une Enquête du DEPS (Département des Etudes, de la Propective et des statistiques) du Ministère de la Culture intitulé: Approche générationnelle des pratiques culturelles et médiatiques. Pour la musique, il ressort que l’écoute de musique enregistrée ne cesse de croître de génération en génération. En outre pour une même génération, cette pratique est relativement stable dans le temps, à savoir qu’en vieillissant cette écoute baisse très peu alors que d’autres pratiques peuvent se réduire comme la lecture de livre.

Ainsi entre 1973 et 2003, les personnes déclarant écouter de la musique enregistrée est passé de 9% à 33%. Voici le tableau le plus parlant:

Ecoute de musique enregistrée par générations
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