Category:prospective’
Bibliolab: un espace d’expérimentation pour bibliothécaire et bibliothèque
- by Xavier Galaup
L’arrivée de Libélabo (partie audio vidéo foutraque et expérimentale de Libération.fr) et les formations ou les présentations sur le thème du web 2.0 m’amènent à faire cette proposition un peu utopiste: créer un Bibliolab, un espace d’expérimentation pour les bibliothèques ou les bibliothécaires.
Le Bibliolab contiendrait par défaut les éléments suivant:
- une plate-forme pour tenir son blog (type WordPress Mu)
- un agrégateur de flux (basé sur POSH bien sûr)
- une ferme à wiki (pas d’idée précise sur des logiciels libres permettant d’installer sur son serveur une ferme à wiki… suggestion bienvenue… B&C?)
- un espace personnel pour installer et tester tout type de logiciel libre, notamment des SIGB libre, pour stocker les images ou les podcasts liés à un blog ou à un wiki
- un forum pour s’entraider et échanger
- … autres idées à suggérer?
Plutôt que d’avoir à se reporter sur des plates-formes existantes, dont certaines se financent via la publicité, cela permettrait d’avoir un espace bien identifié par les bibliothécaires qui souhaiteraient tester et/ou utiliser ses outils avant de les mettre en oeuvre.
Je laisse le soin aux spécialistes de déterminer les besoins techniques (probablement un serveur dédié…). Il reste à trouver comment l’héberger: un serveur réformé par une bibliothèque? un hébergeur public (Enssib? SUDOC? Service Informatique d’une BU ou d’une bibliothèque publique?) un hébergeur privé (qui finance la prestation? Associations professionnelles? un mécène?) Il faut aussi trouver une poignée de bibliothécaires fous, prêt à aider les collègues, pour se lancer dans l’aventure.
Qu’en pensez-vous? Prêt à donner un coup de main? Prêt à mettre à disposition un serveur?
Qu’est-ce que les bibliothèques peuvent apporter au web (2.0)?
- by Xavier Galaup
A la demande de l’Enssib, j’ai présenté à la promotion J-P. Vernant un diaporama sur le web 2.0 et les bibliothèques:
Souhaitant renouveler ma présentation sur cette problématique et suite à la réflexion d’une collègue lors d’une formation en interne (« Il va falloir mettre de l’ordre dans tout cela »), je me suis dis qu’il fallait peut-être inverser la question et se demander: qu’est-ce que les bibliothèques peuvent apporter au web 2.0?
Voici les pistes que j’avais en réserve sur mon diaporama:
- Des données bibliographiques libres et ouvertes à la réutilisation à condition que nos logiciels de bibliothèques changent radicalement d’approche (en permettant notamment les liens permanents avec des notices)
- Etre un label de confiance: sélectionner et valider des sources, des informations ou des documents.
- Créer des informations validées et mises à jour sur des blogs ou participer à des wikis.
- Faire du lien social autour des pratiques culturelles virtuelles
- Etre un lieu de mémoire intermédiaire en préservant pour un temps des informations ou des documents engloutis par le flux du web.
- Proposer des formations et tutoriels pour utiliser les outils du web, faire une recherche d’information, vérifier une information, apprendre une langue via internet,…
- Enrichir l’information existante en commentant des blogs ou complétant des wikis
- …et participer à la création d’une information validée: écrire/compléter des articles dans Wikipedia et participer à des services de Questions/Réponses en dehors de ceux créés par nous.
La question reste ouverte à vos contradictions et vos compléments.
Ecoute musicale à partir d’un catalogue en ligne de bibliothèque
- by Xavier Galaup
La Médiathèque de St Herblain propose depuis quelques mois un catalogue 2.0 avec des couvertures ou jaquettes de documents, la possibilité de commenter des notices et la suggestion d’emprunt (ceux qui ont emprunté ce document ont aussi emprunté…).
Je découvre aujourd’hui grâce à PK que les auditeurs peuvent écouter depuis chez eux des extraits musicaux. C’est intégré dans l’OPAC. Allez dans la rubrique catalogue puis cherchez votre chanteur préféré ou un groupe connu, puis écoutez (à condition d’avoir Realplayer) [bientôt une copie d'écran]
Sauf erreur de ma part, il s’agit d’une première en France (merci de contredire dans les commentaires s’il y a eu déjà des initiatives dans le domaine). Je serais curieux de connaître les tenants et aboutissants techniques et surtout légaux. Est-ce qu’il y a eu une négociation avec la SACEM ainsi qu’avec les producteurs?
Quel avenir pour le patrimoine musical en bibliothèque?
- by Xavier Galaup
Pour ne pas que cette question cruciale du patrimoine musical à l’heure de la numérisation reste dans les limbes du commentaire d’un précédent billet, je reprends ci-dessous pour le prolonger le texte de Gilles Pierret (mise en gras par mes soins):
« Je voudrais juste ici répondre sur un point qui a été abordé dans une des réponses ci-dessus, à savoir la question de la numérisation et de la valorisation des fonds de vinyles encore en possesion des bibliothèques.
A mon avis, la numérisation apparaît comme une chance à saisir pour enfin prendre conscience de l’importance de ce patrimoine largement délaissé jusqu’ici, sauf par quelques très rares institutions. Il me paraît évident que la valorisation de ces documents, souvent devenus introuvables, prend un relief tout particulier à l’heure de la disparition programmée des supports et de la “virtualisation” de la musique. Mais la mise en oeuvre de ces principes est beaucoup plus difficile qu’on ne le pense. cela suppose:
1.de s’atteler à la réalisation d’un inventaire des fonds existants -tâche particulièrement difficile dans la mesure où il s’agit d’un terrain vierge entièrement à défricher, -la notion même de conservation des documents sonores n’étant pas une donnée vraiment intégrée chez les professionnels;
2. de mettre en place un plan -régional pour commencer- de lieux de conservation partagée, pilotée par une bibliothèque volontaire officiellement missionnée pour le faire et disposant d’un minimum de moyens (sur le modèle de ce qui se fait, par exemple pour la littérature jeunesse en Idf sous la houlette de houlette de l’Heure joyeuse et de la JPL).
3.de créer des bases régionales consultables en ligne,répertoriant les fonds et documents numérisés, ce qui implique une réflexion sur les objectifs poursuivis(quels documents numériser, pour quels usages ?)et la définition de principes communs, bibliothéconomiques (quelles métadonnées associées) et techniques (quel niveau de qualité, quels formats de lecture ?).
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Les bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne
- by Xavier Galaup
Voici le diaporama de ma présentation faite à l’occasion des jeudi du livre de Médiat Rhône-Alpes le 27 septembre 2007.
Il s’agissait des pistes de réflexions pour imaginer la place des bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne: fin de la prépondérance des collections face aux flux d’informations et de publications, les bibliothécaires devront s’affranchir du traitement des collections pour s’occuper davantage des usagers, essor de la médiation physique ou virtuelle car l’abonnement à des ressources en ligne ne suffit pas, offrir du téléchargement ne sera qu’un service supplémentaire (cf. Bibliobsession),…
Cet exposé synthétise différentes présentations.
(Mise à jour: le lecteur embarqué de Slideo fait des siennes, cliquez ici pour bien voir le diaporama)(Mise à jour du 4/10/07: Slideshare digère mal les gros diaporamas donc je l’inclue en deux parties ci-dessous. Vous pouvez aussi les télécharger sur Slideshare. Je supprime la version de Slideo que vous pouvez toujours visionner ici)
N’hésitez pas à commenter ou réagir.
PS: Pour ceux qui ont assisté à la présentation la version sur slideshare est inutilisable malgré plusieurs téléchargements… C’est pourquoi j’utilise Slideo.
Génération et écoute de musique enregistrée
- by Xavier Galaup
Jean-Michel Salün présente sur son blog les éléments principaux d’une Enquête du DEPS (Département des Etudes, de la Propective et des statistiques) du Ministère de la Culture intitulé: Approche générationnelle des pratiques culturelles et médiatiques. Pour la musique, il ressort que l’écoute de musique enregistrée ne cesse de croître de génération en génération. En outre pour une même génération, cette pratique est relativement stable dans le temps, à savoir qu’en vieillissant cette écoute baisse très peu alors que d’autres pratiques peuvent se réduire comme la lecture de livre.
Ainsi entre 1973 et 2003, les personnes déclarant écouter de la musique enregistrée est passé de 9% à 33%. Voici le tableau le plus parlant:
Quelle place pour la musique en bibliothèque?
- by Xavier Galaup
Je reprends ici un courriel diffusé sur discothecaires_fr à propos de la lancinante question que se pose en ce moment les bibliothécaires musicaux.
Etre de simple pourvoyeur d’une offre de documents est une impasse.Cela revient à se positionner dans un univers de consommation sur lequel, T. Saglio, a raison de dire que nous ne ferons jamais le poids. En outre la démocratisation basée sur l’offre est aussi insuffisante car l’appétence à la culture se développe du fait de contacts répétés et à des pratiques culturelles régulières.
C’est pourquoi je défends depuis quelques temps l’idée que les bibliothèques y compris musicales doivent développer ou renforcer les activités de pratiques culturelles autour des collections (matérielles ou virtuelles). J’en parlais dans mon diaporama présenté lors des rencontres nationales 2007 et c’est l’un des points de vue que je développe dans mon mémoire d’étude du diplôme de conservateur.
Pour les bibliothèques musicales, il s’agirait d’accompagner les pratiques musicales et la culture musicale autour des contenus:
- Les animations bien sûr sans chercher à faire des inscrits et des prêts.
- la formation. Il me semble que c’est une grossière erreur que de négliger cela en France. Selon le contexte, des actions de formation musicale, seul ou en partenariat avec les écoles de musique. Liste non-exhaustive: découverte de la musique, solfège, apprentissage et pratiques d’instruments,…
Pour un Système Universel de Gestion de Bibliothèques
- by Xavier Galaup
L’annonce de Worldcat Local transmis ici par Nicolas Morin ravive des réflexions à propos des perspectives à long terme de nos Système Informatique de Gestion de Bibliothque (SIGB). L’an dernier j’avais vu l’exemple du portail des bibliothèques danoises: Sogning. Ce portail permet la recherche et la mise à disposition de documents même s’ils ne sont pas dans sa bibliothèque d’inscription. Extrait de leur page About bibliotek.dk:
« In bibliotek.dk you will find records of all items published in Denmark as well as all items found in the Danish public & research libraries.Thus, bibliotek.dk is not a library but rather a database of the items found in the stock of the Danish public libraries.
Furthermore, you can place requests for items at your local library (even if the library does not have the item you want) – you decide which library to contact. You pick up the item from the selected library. «
Eu égard aux évolutions des catalogues et des accès internet, nous pouvons très bien envisager une solution dite client-serveur au niveau national: un SIGB (libre) pour toutes les bibliothèques (universitaires et publiques) qui s’y connectent en tant que client. Le SIGB national récupère les notices (BnF, Electre, Amazon, autres…). Les bibliothèques cochent la case commande pour les acquisitions, puis ajoutent les informations locales (inventaires, cotes). Fin du doublonnage des activités (catalogage, indexation, rattachement SUDOC,…)
Ce Système Universel de Gestion de Bibliothèques pourrait aussi prendre en charge les fichiers lecteurs et la circulation (prêt/retour) des documents. Quant aux statistiques, plus besoin des lourdes enquêtes Sous-direction des bibliothèques et DLL, tout est réuni au même endroit. En cas de problème de connexion internet, il faut prévoir un prêt local qui puisse se télécharger ensuite sur le serveur national.
Le prêt entre-bibliothèque en serait aussi simplifié via cette plate forme unique. Il serait du coup possible d’envisager de faire circuler des documents au niveau local (département, région, autres limites ou pas de limites…) afin de mieux répondre aux demandes ponctuels des usagers.
La recherche de documents sur les bibliothèques françaises se ferait via une interface unique voire via un plug-in Firefox.
Cette solution n’exclue pas la possibilité de faire des portails locaux avec des interfaces personnalisées grâce à des modèles de page spécifiques.
Si je prône une solution libre, c’est afin que nos collègues informaticiens volontaires puissent à développer des fonctions complémentaires au lieu de passer des heures et des jours à contacter la maintenance des logiciels ou de relancer sans arrêt pour demander la mise en oeuvre de nouvelles fonctionnalités. L’idée serait de faire soi-même ou de faire développer des fonctions type web 2.0 autour du catalogue et surtout de pouvoir le mélanger/remixer (mash-up) avec d’autres scripts ou logiciels libres ainsi que faciliter l’appropriation de nos données par les internautes. Pour les collègues qui ne se sentent pas l’âme programmeuse, ils pourraient se consacrer à la formation, à l’animation et à l’accompagement de cette médiation numérique…
Les problèmes techniques et financiers d’une telle utopie sont mineurs à coté des bouleversements que cela supposent dans la culture professionnelle (abandon du catalogage, quelle sera la forme de la notice idéal?, ne plus être propriétaire de ses données, absence de maîtrise du SIGB,…) sans compter le bouleversement sur la marché des logiciels de bibliothèques.
Il me semble en tout cas que cette perspective offre beaucoup de liberté pour développer ensuite un ensemble de services numériques (créer des articles sur des genres littéraires, des sujets académiques, des questions de sociétés ou repérer, sélectionner et mettre en valeur des informations sur le web) qui eux aussi pourraient être mutualisés et donc plus ambitieux en terme de contenus et d’étendue de l’offre.
Est-ce trop utopique?
Présentation « Les voies diverses de la musique numérique »
- by Xavier Galaup
Voici le diaporama que j’ai présenté à la journée d’étude du 31 mai 2007, La Médiathèque dématérialisée. 1, La musique organisée par Cible 95 et la BDP du Val d’Oise:
Pour ceux qui étaient présents, j’ai modifier les titres de ma dernière partie de médiation musicale virtuelle à socialisation musicale virtuelle qui correspond mieux au contenu. Je l’avais formulé différement pour ne pas empiéter sur l’intervention suivante de B. Sok mais il n’a pas vraiment abordé ce point de vue.
Je vous invite à consulter aussi l’excellente intervention de Gilles Rettel sur son blog qui apporte un point de vue décalé et décoiffant sur la question.
L’ensemble des interventions fera probablement l’objet d’une publication ou d’une mise en ligne. Il y aura aussi un compte-rendu dans un BBF.
Mise à jour (16-06-2007): les diaporamas sont en ligne sur le site de cible95
Quelle place pour l’action culturelle en bibliothèque?
- by Xavier Galaup
La place de l’animation en bibliothèque me semble fragilisée par la démultiplication de l’offre culturelle. En effet depuis quelques années, le nombres d’activités culturelles, de festivals, de lieux de spectacles a considérablement augmenté. Ces propositions sont issues à la fois de la sphère privé (librairies, grandes enseignes, magasins de loisirs, …) ou de la sphère publique (théâtres, centres culturels, associations, médiathèques, scènes de musique actuelle, musées, …). Les grandes surfaces culturelles spécialisées ou les magasins qui vendent des produits de loisirs créatifs développent par exemple des programmes parfois important de rencontres d’écrivains, de mini-concerts voire d’ateliers créatifs. De leur côté, les médiathèques se sont emparées depuis quelques années de l’action culturelle pour mettre en oeuvre une proposition variée de rencontres, de lectures, de soirées contes, de concerts, de club de lectures ou d’ateliers d’écriture voire même des festivals comme peuvent l’organiser des collectivités, des associations ou des entreprises privées.
Le citoyen se trouve confronté à une offre sans cesse croissante et dont les différences sont floues. En outre, rien ne prouve pour l’instant que cette offre ait démocratisé l’accès à la culture. Il semble plutôt que ce soit toujours le même type de public qui s’intéresse et fréquente ces actions.
Dès lors, je m’interroge sur quelle place pourra occuper les bibliothèques dans un univers concurrentiel où elles ne peuvent rivaliser ni en terme des contenus ni en terme de publicité à cause des faibles budgets dont elles disposent. Dans un univers dominé par la communication, il est certes important de continuer à proposer de l’événementiel mais comment concilier celui-ci avec notre mission de démocratiser la culture?
L’une des pistes est probablement de considérer l’évènement comme un moment fort et visible d’un ensemble d’actions menées au long court autour d’une multiplicité d’activités (ateliers, formations, conférences…) qui tracent différents sillons auprès de différents publics. Citons le travail dans et hors la bibliothèque avec des intervenants essentiellement locaux ou des invités réguliers à la mise en relation des contenus culturels avec des pratiques culturelles (atelier d’écriture-lecture ; musique-pratique musicale,…). Nous pouvons très bien imaginer un ensemble d’activités autour d’un thème, par exemple l’eau, qui se déclinerait en conférence, ateliers d’écriture et/ou de création musicale, concours de dessins ou de poème, rencontre avec un écrivain, lectures de pièce de théâtre puis rencontre avec des comédiens, appel à proposer des photographies qui seraient intégrées dans une page web du site de la bibliothèque, etc…
L’enjeu est selon moi d’élargir les modalités de l’action culturelle afin de favoriser la participation de tous les publics. Toutes les formes de partenariat pourront être ici utilisées.
Est-ce que vous percevez d’autres pistes?