Category:médiation’

Les bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama de ma présentation faite à l’occasion des jeudi du livre de Médiat Rhône-Alpes le 27 septembre 2007.

Il s’agissait des pistes de réflexions pour imaginer la place des bibliothèques face à l’évolution d’internet et des ressources en ligne: fin de la prépondérance des collections face aux flux d’informations et de publications, les bibliothécaires devront s’affranchir du traitement des collections pour s’occuper davantage des usagers, essor de la médiation physique ou virtuelle car l’abonnement à des ressources en ligne ne suffit pas, offrir du téléchargement ne sera qu’un service supplémentaire (cf. Bibliobsession),…

Cet exposé synthétise différentes présentations.

(Mise à jour: le lecteur embarqué de Slideo fait des siennes, cliquez ici pour bien voir le diaporama)(Mise à jour du 4/10/07: Slideshare digère mal les gros diaporamas donc je l’inclue en deux parties ci-dessous. Vous pouvez aussi les télécharger sur Slideshare. Je supprime la version de Slideo que vous pouvez toujours visionner ici)

N’hésitez pas à commenter ou réagir.

PS: Pour ceux qui ont assisté à la présentation la version sur slideshare est inutilisable malgré plusieurs téléchargements… C’est pourquoi j’utilise Slideo.

Catalogue public étendu grâce à Librarything (tags, suggestions et autres à venir)

 - by Xavier Galaup

En préparant une présentation sur la bibliothèque 2.0 pour la BFM et l’ABF Poitou-Charentes Limousin, je redécouvre Librarything.

En quelques mots pour ceux qui auraient raté les informations sur ce site communautaire autour des livres:

« Cataloguez ce que vous êtes en train de lire ou votre bibliothèque entière : LibraryThing est un outil simple et de qualité qui vous rapproche de ceux qui s’intéressent aux mêmes livres que vous ! »

Vous pouvez y cataloguer vos livres, mettre vos mots clés, écrire une appréciation, partager votre bibliothèque avec les membres du site et découvrir des livres en navigant sur les mots clés ou grâce au système de suggestion. Les notices sont importées d’Amazon ou de la Bibliothèque du Congrès (avec Dewey et Rameau svp).

Librarything annonce 18 millions d’ouvrages en rayon toutes langues confondues.

 

Mais la nouveauté que je découvre c’est que des bibliothèques publiques peuvent utiliser ses fonctionnalités au sein de leur propre catalogue public. C’est sur les pages For Libraries.

La mise en oeuvre ne paraît pas trop complexe: se créer une bibliothèque dans Librarything à partir de la liste de ses ISBN puis récupérer un code à intégrer dans les pages de son OPAC

 

Les fonctionnalités disponibles sont donc les tags et les suggestions en provenance des informations créées sur Librarything…

Voici des copies d’écran du catalogue de la Waterford Institute of Technology :.

librarythingexemple.JPG

Vous avez à la suite de la notice maison, les éditions ou les traductions du même titre, puis les livres proches (similar books) et le nuage de tags.

Vous cliquez sur un tag et le nuage de tags s’affiche et présente les livres du catalogue de cette bibliothèque avec le même mot clé.

librarythingtagintegrer.JPG

 

 

Connaissez-vous une bibliothèque francophone qui utiliserait Librarything? Sinon qui se lance? (PK, Daniel B., Bibliobsession,…) En ce qui me concerne, les pages de notre OPAC sont bien verrouillées…

(note : page préparée et mise en page pendant la formation pour montrer le web 2.0 en action)

Quelle place pour la musique en bibliothèque?

 - by Xavier Galaup

Je reprends ici un courriel diffusé sur discothecaires_fr à propos de la lancinante question que se pose en ce moment les bibliothécaires musicaux.

Etre de simple pourvoyeur d’une offre de documents est une impasse.Cela revient à se positionner dans un univers de consommation sur lequel, T. Saglio, a raison de dire que nous ne ferons jamais le poids. En outre la démocratisation basée sur l’offre est aussi insuffisante car l’appétence à la culture se développe du fait de contacts répétés et à des pratiques culturelles régulières.

C’est pourquoi je défends depuis quelques temps l’idée que les bibliothèques y compris musicales doivent développer ou renforcer les activités de pratiques culturelles autour des collections (matérielles ou virtuelles). J’en parlais dans mon diaporama présenté lors des rencontres nationales 2007 et c’est l’un des points de vue que je développe dans mon mémoire d’étude du diplôme de conservateur.

Pour les bibliothèques musicales, il s’agirait d’accompagner les pratiques musicales et la culture musicale autour des contenus:

  • Les animations bien sûr sans chercher à faire des inscrits et des prêts.
  • la formation. Il me semble que c’est une grossière erreur que de négliger cela en France. Selon le contexte, des actions de formation musicale, seul ou en partenariat avec les écoles de musique. Liste non-exhaustive: découverte de la musique, solfège, apprentissage et pratiques d’instruments,…

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Web 2.0, le contexte général (Tours, 28 juin 2007)

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama présenté lors des journées d’études TIC de l’ADBDP (Tours, 28-29 Juin 2007). Il s’agissait de présenter le contexte général du web 2.0 alors que d’autres collègues approfondissaient différents éléments comme les flux RSS, les wikis ou la médiation numérique en bibliothèque par le Bibliobsédé

Vous trouverez l’ensemble des diaporamas sur cette page du site de l’ADBDP.

Présentation « Les voies diverses de la musique numérique »

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama que j’ai présenté à la journée d’étude du 31 mai 2007, La Médiathèque dématérialisée. 1, La musique organisée par Cible 95 et la BDP du Val d’Oise:

Pour ceux qui étaient présents, j’ai modifier les titres de ma dernière partie de médiation musicale virtuelle à socialisation musicale virtuelle qui correspond mieux au contenu. Je l’avais formulé différement pour ne pas empiéter sur l’intervention suivante de B. Sok mais il n’a pas vraiment abordé ce point de vue.

Je vous invite à consulter aussi l’excellente intervention de Gilles Rettel sur son blog qui apporte un point de vue décalé et décoiffant sur la question.

L’ensemble des interventions fera probablement l’objet d’une publication ou d’une mise en ligne. Il y aura aussi un compte-rendu dans un BBF.

Mise à jour (16-06-2007): les diaporamas sont en ligne sur le site de cible95

http://cible95.net/journee.htm#dematerialise 

Commentaires de livres à intégrer sur le site internet de la Bibliothèque

 - by Xavier Galaup

Parmi les fonctionnalités de l’OPAC 2.0, le commentaire de notices bibliographiques se développe aux Etats-Unis et commence à apparaître en France (Dôle, Saint-Herblain, Projet AFI-OPAC 2.0, PMB, …)

Permettre un développement de cet usage dépendra probablement sur la manière de la valoriser. La Bibliothèque Hennepin (Minnesota, USA) qui n’est pas en reste dans le domaine de l’innovation sur les services proposés sur son site internet à mis en place le concept de Mybookspace. Cet espace de livres personnel comporte les éléments suivants:
- ma liste de livres

- mes alertes pour des auteurs

- et surtout mes commentaires sur des notices qui se retrouvent d’abord dans la page Find a good book dans la readers’ list:

hennepinbooks.jpg

mais les collègues américains sont allés plus loin en rassamblant sous forme d’un blog l’ensemble des commentaires:

blogbookhenn.jpg

L’idée me paraît astucieuse pour donner une grande visibilité aux commentaires.

Je lance un petit brainstorming virtuel: d’autres exemples ou d’autres idées dans ce domaine?

Quelle place pour l’action culturelle en bibliothèque?

 - by Xavier Galaup

La place de l’animation en bibliothèque me semble fragilisée par la démultiplication de l’offre culturelle. En effet depuis quelques années, le nombres d’activités culturelles, de festivals, de lieux de spectacles a considérablement augmenté. Ces propositions sont issues à la fois de la sphère privé (librairies, grandes enseignes, magasins de loisirs, …) ou de la sphère publique (théâtres, centres culturels, associations, médiathèques, scènes de musique actuelle, musées, …). Les grandes surfaces culturelles spécialisées ou les magasins qui vendent des produits de loisirs créatifs développent par exemple des programmes parfois important de rencontres d’écrivains, de mini-concerts voire d’ateliers créatifs. De leur côté, les médiathèques se sont emparées depuis quelques années de l’action culturelle pour mettre en oeuvre une proposition variée de rencontres, de lectures, de soirées contes, de concerts, de club de lectures ou d’ateliers d’écriture voire même des festivals comme peuvent l’organiser des collectivités, des associations ou des entreprises privées.

Le citoyen se trouve confronté à une offre sans cesse croissante et dont les différences sont floues. En outre, rien ne prouve pour l’instant que cette offre ait démocratisé l’accès à la culture. Il semble plutôt que ce soit toujours le même type de public qui s’intéresse et fréquente ces actions.

Dès lors, je m’interroge sur quelle place pourra occuper les bibliothèques dans un univers concurrentiel où elles ne peuvent rivaliser ni en terme des contenus ni en terme de publicité à cause des faibles budgets dont elles disposent. Dans un univers dominé par la communication, il est certes important de continuer à proposer de l’événementiel mais comment concilier celui-ci avec notre mission de démocratiser la culture?

L’une des pistes est probablement de considérer l’évènement comme un moment fort et visible d’un ensemble d’actions menées au long court autour d’une multiplicité d’activités (ateliers, formations, conférences…) qui tracent différents sillons auprès de différents publics. Citons le travail dans et hors la bibliothèque avec des intervenants essentiellement locaux ou des invités réguliers à la mise en relation des contenus culturels avec des pratiques culturelles (atelier d’écriture-lecture ; musique-pratique musicale,…). Nous pouvons très bien imaginer un ensemble d’activités autour d’un thème, par exemple l’eau, qui se déclinerait en conférence, ateliers d’écriture et/ou de création musicale, concours de dessins ou de poème, rencontre avec un écrivain, lectures de pièce de théâtre puis rencontre avec des comédiens, appel à proposer des photographies qui seraient intégrées dans une page web du site de la bibliothèque, etc…

L’enjeu est selon moi d’élargir les modalités de l’action culturelle afin de favoriser la participation de tous les publics. Toutes les formes de partenariat pourront être ici utilisées.

Est-ce que vous percevez d’autres pistes?

La musique numérique en bibliothèque

 - by Xavier Galaup

Même si le cadre juridique de la DADVSI est pour l’instant trop contraignant pour espérer proposer facilement de la musique sous forme numérique, il ne nous dispense pas d’y réfléchir et d’explorer les possibilités dans ce domaine. Je complète ici un courriel diffusé sur discothecaires_fr.

Ce qui semble totalement exclu pour l’instant: proposer soi-même le prêt de fichiers sonores à partir de nos collections.

Louis Burle de la Médiathèque de l’Agglomération Troyenne a fait vain en 2005 le tour des plateformes légales de téléchargement musicales soit il n’a pas obtenu de réponses soit les conditions financières proposées sont inenvisageables pour une médiathèque. Dans l’état actuel, il est peu probable que même un groupement d’achat sous l’égide de CAREL puisse obtenir des tarifs supportables par les collectivités locales. Troyes a donc fait appel à iThèque, une plateforme canadienne qui propose pour l’instant un catalogue limité à des labels indépendant et qui comprend Naxos. Ce qui est déjà un bon début. D’autres grandes bibliothèques comme Montpellier se lance aussi dans l’aventure.

Si nous voudrions le faire nous même, il faudrait démarcher et négocier maisons de disques par maison de disques car le SFPP (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) n’a pas de mandat pour établir des contrats concernant le téléchargement.

Ce qui semble envisageable: l’écoute musicale d’une liste de morceaux sur le site internet de la médiathèque, le streaming et le podcating.

Musiques libres et domaine public

Nous avons en premier lieu les musiques libres et tous les artistes qui sont dans le domaine public. Comme l’a souligné Eric Aouanès, le président de l’Association Musique-libre.org qui gère Dogmazic, musiques libres ne signifient pas gratuité mais l’absence d’obligation de passer par la SACEM. Il est nécessaire de contacter les artistes pour leur demande l’autorisation d’un usage en médiathèques publiques (téléchargement ou CD gravé à partir du fichier numérique) et de proposer une rémunération. La difficulté pour les bibliothèques sera de pouvoir effectuer un paiement dans un cadre administratif.

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Bibliothécaires musicaux et médiation virtuelle

 - by Xavier Galaup

En attendant la restitution de l’étude de la FING sur la musique dans un univers numérique, InternetActu présente au fil des articles quelques unes des pistes tracées. Le troisième article intitulé L’économie MySpace est-elle favorable à la création? synthétise la question vitale pour l’évolution du web: dans un flux d’informations (musicales) comment attirer l’attention? C’est là qu’interviennent notamment des médiateurs.

La place des bibliothécaires (musicaux) se situent probablement ici mais il est temps de commencer à expérimenter comme la BM de Lyon avec Point d’Actu ou comme le blog des collègues de Dole avec Mediamus.

La disparition annoncée des DRM et l’évolution d’une offre légale devraient rendre caduques les législations françaises actuelles (DADVSI). Ce qui pourra faciliter notre rôle de passeur musical à l’aide de fichiers sons.

Et vous, comment envisagez-vous cette médiation?

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