Category:bibliothèque musicale’

Les bibliothèques musicales producteurs?

 - by Xavier Galaup

Voici une nouvelle contribution pour les rencontres nationales 2008 des bibliothécaires musicaux: les bibliothèques musicales ne devraient-elles pas s’inscrire dans le mouvement de site comme MyMajorCompagny , Spidart et autre Beproducer, en produisant ou contribuant à produire des albums?

Au-delà de la médiation des musiques via des sélections d’albums existants ou grâce aux coups de coeur, les bibliothécaires musicaux se positionneraient encore plus comme des auditeurs avisés en choisissant des artistes à produire. C’est aussi manière de se faire connaître en participant à ces réseaux sociaux de production hors labels établis. Nous pourrions participer à la promotion de ces artistes qui, en échange de la contribution financière, nous fourniraient plusieurs exemplaires de leur album et viendraient faire des concerts dans nos médiathèques…

Cela nous permet d’accéder plus facilement à cette forme de production d’albums pas toujours dans le commerce. Il reste à trouver la case comptable dans laquelle les collectivités pourraient payer cette production. Dans des Conseils Généraux, il y a en ce moment un intérêt pour les musiques actuelles, ce pourrait être le moyen de trouver des financements grâce à des partenariats en interne.

Prêt(e)s à se lancer dans la production?

Numériser et mettre à disposition en ligne les collections musicales des bibliothèques

 - by Xavier Galaup

Ne pouvant être présent aux rencontres nationales 2008 des bibliothécaires musicaux à Toulouse, je fais une ou deux contributions complémentaires aux réflexions déjà copieuses du programme.

Cela fait quelques temps que j’ai découvert un logiciel libre, Ampache, qui permet de déposer sa collection de fichiers musicaux sur un serveur web afin de pouvoir l’écouter de n’importe où dès que l’on a un accès web. Dans le cadre de la législation actuelle, ce logiciel est réservé à un usage privatif via un accès sécurisé. Mais il me semble tout à fait adapté à la mise en place d’une numérisation collaborative et la mise à disposition en ligne des collections de disques.

J’imagine le processus en 2 phases. La première phase consisterait à numériser de manière collaborative, c’est à dire en se partageant les fonds à numériser (pochette comprise), soit via une déclaration (je numérise tout Johnny Halliday ou tout Occora Radio France), soit via une répartition plus formelle à définir lors d’une réunion de concertation. A cette étape, on peut numériser à l’aide d’un format assurant, en l’état actuel de nos connaissances la pérennité du fichier.

La seconde phase consisterait à mettre en ligne sur un serveur partagé ces collections sous un format MP3 ou MP4 (compression à définir) et sans DRM. Ce qui permettrait d’avoir une banque sonore conséquente afin d’alimenter le streaming et les offres de téléchargement à construire. L’idéal serait que ces ressources partagées soient ensuite disponible sous forme de webservices à intégrer dans nos catalogues ou nos portails documentaires. Sur cette partie, il y aurait du développement à faire sur Ampache mais cela serait peut-être un moyen de ne plus dépendre d’autres webservices (suivez mon regard c’est américain et cela commence par A…)

Je ne méconnais pas les problèmes de droit qui restent à régler soit grâce à un lobbying visant à faire évoluer la loi vers un compromis entre une juste rémunération des auteurs et le budget des collectivités soit via une jurisprudence sur des bibliothèques où élus et bibliothécaires ont mis en place des services numériques musicaux malgré les risques juridiques.

L’inventivité et le foisonnement d’initiative dans le monde du logiciel libre ou du web 2.0 montre une fois de plus que ce n’est plus un problème d’outils mais de volonté de notre part à faire évoluer les mises en valeur de nos collections. Il y a aussi un peu une question de moyen mais le partage du coût de l’hébergement, du développement et de la maintenance d’une telle plate-formes rendra le coût très vite abordable pour chaque structure.

Qu’en pensez-vous?

Musique 2.0 et bibliothèques: paysage et perspectives

 - by Xavier Galaup

Voici le diaporama présenté lors de la journée d’étude organisée par le groupe ABF PACA, Musique numérique en bibliothèque: innover pour résister. Vous pourrez consulter bientôt sur cette page l’ensemble des interventions de cette journée.

Mon diaporama reprend et actualise mes présentations précédentes sur le sujet.

N’hésitez pas à réagir et compléter.

Musique et BD… libres

 - by Xavier Galaup

Les liens entre musique et BD semblent nombreux, voir la collection BD Jazz ainsi que les magasins ou les espaces de bibliothèques réunissant les deux.

Je découvre grâce à Framasoft, une heureuse initiative mélangeant musique et BD libres:

« Depuis novembre 2007, à l’initiative de Webcomics.fr, des dessinateurs se réunissent régulièrement sur Internet pour créer en direct en écoutant de la musique libre  »

« En août 2007, Webcomics.fr inventait le paintchat filmé. Ce mode de création implique plusieurs dessinateurs, réunis autour d’un tableau blanc virtuel, pour improviser ensemble des dessins suivant différentes contraintes (thème, format, rôles à jouer…). La création est filmée en continu, de sorte qu’on dispose au final d’une sorte de fusion entre bande dessinée et dessin animé. Les clips vidéos tirés de ces séances ont été habillés avec de la musique libre et diffusés sous licence libre. »

Partant pour un paintchat dans votre bibliothèque?

Il n’y a pas assez de musique en bibliothèque

 - by Xavier Galaup

Je reprends doucement le fil de ce blog pour vous signaler que la revue de l’ABF, Bibliothèque(s), a bien voulu publier dans son dernier numéro (36, décembre 2007) un article écrit par mes soins sur la question de la place de la musique en bibliothèques. Il sera mis en ligne dans son intégralité début février sur le site de l’ACIM.

Contrairement au pessimisme ambiant, je défends l’idée que les bibliothèques constituent le dernier accès à une vraie diversité musicale pour peu qu’on se donne la peine de continuer à maintenir et constituer des fonds tout en développant les activités telles que l’animation, la formation, l’information sur la vie musicale locale et pourquoi pas en devenant un espace de pratiques musicales amateurs. Ces évolutions sont possibles car les bibliothécaires musicaux sont peut-être les derniers généralistes de la médiation musicale face aux grandes surfaces spécialisées, aux disquaires spécialisés et aux communautés musicales virtuelles.

Je crois bien sûr qu’il faut expérimenter des services en lien avec la dématérialisation de la musique mais il me semble prématuré de tout miser là-dessus pour des équipements nouveaux. En outre il me paraît dangereux en terme de défense de la diversité culturelle que de vouloir abandonner la musique en bibliothèque sous prétexte qu’internet l’a tué.

J’attends vos réactions et vos compléments à cet article.

Ebauche de discoflux: une sélection de sites pour bibliothécaires musicaux

 - by Xavier Galaup

A l’image du Biblioflux, un discoflux est en cours de finalisation. Il s’agit d’une sélection de sites utiles aux bibliothécaires musicaux. Stephan Cotrelle, Pierre Rebuffet, Nicolas Blondeau est moi-même avons travaillé sur cette ébauche qui attends vos suggestions:

http://discoflux.acim.asso.fr/portal/index.php

L’objectif est de fournir à ceux qui n’ont ni le temps ni l’envie d’utiliser un agrégateur de flux RSS sur une page et différents onglets un panorama de sites musicaux et professionnels.

Nous utilisons posh ,un logiciel libre, distribué par la société Portaneo. Il permet de faire un site à la manière de Netvibes. Vous pouvez modifier les pages à votre convenance en ajoutant ou supprimant des sites. Nous préparons une page d’aide à ce sujet. En attendant vous pouvez consultez l’aide du Biblioflux.

Les commentaires et les suggestions sur les bienvenus.

Ecoute musicale à partir d’un catalogue en ligne de bibliothèque

 - by Xavier Galaup

La Médiathèque de St Herblain propose depuis quelques mois un catalogue 2.0 avec des couvertures ou jaquettes de documents, la possibilité de commenter des notices et la suggestion d’emprunt (ceux qui ont emprunté ce document ont aussi emprunté…).

Je découvre aujourd’hui grâce à PK que les auditeurs peuvent écouter depuis chez eux des extraits musicaux. C’est intégré dans l’OPAC. Allez dans la rubrique catalogue puis cherchez votre chanteur préféré ou un groupe connu, puis écoutez (à condition d’avoir Realplayer) [bientôt une copie d'écran]

Sauf erreur de ma part, il s’agit d’une première en France (merci de contredire dans les commentaires s’il y a eu déjà des initiatives dans le domaine). Je serais curieux de connaître les tenants et aboutissants techniques et surtout légaux. Est-ce qu’il y a eu une négociation avec la SACEM ainsi qu’avec les producteurs?

Quel avenir pour le patrimoine musical en bibliothèque?

 - by Xavier Galaup

Pour ne pas que cette question cruciale du patrimoine musical à l’heure de la numérisation reste dans les limbes du commentaire d’un précédent billet, je reprends ci-dessous pour le prolonger le texte de Gilles Pierret (mise en gras par mes soins):

« Je voudrais juste ici répondre sur un point qui a été abordé dans une des réponses ci-dessus, à savoir la question de la numérisation et de la valorisation des fonds de vinyles encore en possesion des bibliothèques.


A mon avis, la numérisation apparaît comme une chance à saisir pour enfin prendre conscience de l’importance de ce patrimoine largement délaissé jusqu’ici, sauf par quelques très rares institutions. Il me paraît évident que la valorisation de ces documents, souvent devenus introuvables, prend un relief tout particulier à l’heure de la disparition programmée des supports et de la “virtualisation” de la musique. Mais la mise en oeuvre de ces principes est beaucoup plus difficile qu’on ne le pense. cela suppose:


1.de s’atteler à la réalisation d’un inventaire des fonds existants -tâche particulièrement difficile dans la mesure où il s’agit d’un terrain vierge entièrement à défricher, -la notion même de conservation des documents sonores n’étant pas une donnée vraiment intégrée chez les professionnels;


2. de mettre en place un plan -régional pour commencer- de lieux de conservation partagée, pilotée par une bibliothèque volontaire officiellement missionnée pour le faire et disposant d’un minimum de moyens (sur le modèle de ce qui se fait, par exemple pour la littérature jeunesse en Idf sous la houlette de houlette de l’Heure joyeuse et de la JPL).


3.de créer des bases régionales consultables en ligne,répertoriant les fonds et documents numérisés, ce qui implique une réflexion sur les objectifs poursuivis(quels documents numériser, pour quels usages ?)et la définition de principes communs, bibliothéconomiques (quelles métadonnées associées) et techniques (quel niveau de qualité, quels formats de lecture ?).

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Génération et écoute de musique enregistrée

 - by Xavier Galaup

Jean-Michel Salün présente sur son blog les éléments principaux d’une Enquête du DEPS (Département des Etudes, de la Propective et des statistiques) du Ministère de la Culture intitulé: Approche générationnelle des pratiques culturelles et médiatiques. Pour la musique, il ressort que l’écoute de musique enregistrée ne cesse de croître de génération en génération. En outre pour une même génération, cette pratique est relativement stable dans le temps, à savoir qu’en vieillissant cette écoute baisse très peu alors que d’autres pratiques peuvent se réduire comme la lecture de livre.

Ainsi entre 1973 et 2003, les personnes déclarant écouter de la musique enregistrée est passé de 9% à 33%. Voici le tableau le plus parlant:

Ecoute de musique enregistrée par générations
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Quelle place pour la musique en bibliothèque?

 - by Xavier Galaup

Je reprends ici un courriel diffusé sur discothecaires_fr à propos de la lancinante question que se pose en ce moment les bibliothécaires musicaux.

Etre de simple pourvoyeur d’une offre de documents est une impasse.Cela revient à se positionner dans un univers de consommation sur lequel, T. Saglio, a raison de dire que nous ne ferons jamais le poids. En outre la démocratisation basée sur l’offre est aussi insuffisante car l’appétence à la culture se développe du fait de contacts répétés et à des pratiques culturelles régulières.

C’est pourquoi je défends depuis quelques temps l’idée que les bibliothèques y compris musicales doivent développer ou renforcer les activités de pratiques culturelles autour des collections (matérielles ou virtuelles). J’en parlais dans mon diaporama présenté lors des rencontres nationales 2007 et c’est l’un des points de vue que je développe dans mon mémoire d’étude du diplôme de conservateur.

Pour les bibliothèques musicales, il s’agirait d’accompagner les pratiques musicales et la culture musicale autour des contenus:

  • Les animations bien sûr sans chercher à faire des inscrits et des prêts.
  • la formation. Il me semble que c’est une grossière erreur que de négliger cela en France. Selon le contexte, des actions de formation musicale, seul ou en partenariat avec les écoles de musique. Liste non-exhaustive: découverte de la musique, solfège, apprentissage et pratiques d’instruments,…

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